06 Février 2025, à Vers 21h30′, l’internaute Didier Bitaki annonce une nouvelle selon laquelle les éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo et de la Police Nationale Congolaise sont sommés de quitter la ville d’Uvira pour faciliter le travail des experts CNC-ALPC à dater de ce Vendredi 06 Février 2026.
Méfiez-vous de la nouvelle, elle est toute fausse
« (PNC et FARDC) tous priées de quitter la ville d’Uvira au 06/02/2026 pour faciliter un travail des experts CNC-ALPC.
Ces histoires fatiguent et ne respectent ni logique ni cohérence ni faisabilité car écorcent toujours la souveraineté de la RDC », écrit l’autre sur sa page suivie par plus de 17.000 personnes.
Ce post a dans moins dune heure, cumulé nombreuses réactions des internautes en likes, commentaires. 1 et 2
Réactions des internautes
* Boncœur Mubake « Nous n’avons pas un leadership éclairé capable d’imposer la paix. Souffrons seulement »
* Fréddy Buchaguzi « Qu’ils commencent à partir de BUKAVU. C’est hautement stratégique. Rassurez-vous. »
* Clement Mualala « Où est-ce que le télégramme demande le retrait ? »
Contexte
D’après le processus de Doha ayant déjà abouti à des différents accords signés entre le Gouvernement congolais et l’AFC/M23, les deux parties en conflits se sont déjà engagées pour observer un cessez-le-feu sur terrain, en vue de permettre et de faciliter les démarches pour une paix durable dans la région.
Selon le dernier accord signé le 02 Février dernier, la Monusco doit dépêcher la première mission dans la ville d’Uvira qui était sous occupation de l’AFC/M23 avant de se retirer et reoccupée par les forces gouvernementales. L’Objectif de cette mission est de surveiller le cessez-le-feu dans les prochains jours.
Vérification
À la première étape, Congo Check a contacté l’équipe de communication du Gouverneur du Sud-Kivu Jean-Jacques Purusi, la réaction est que la compréhension et la retransmission n’a pas été bonne. « Une très mauvaise interprétation. Ils viennent faciliter le rétablissement de l’autorité de l’Etat. Les FARDC, la PNC et autres services de sécurité doivent continuer à faire leur travail », nous a répondu Patient Katembera via messagerie Whatsap.
Deuxièmement, Congo Check a contacté un journaliste sur place dans la ville d’Uvira pour essayer de comprendre ce qu’est l’interprétation du document au sein de l’opinion, celui-ci nous a fait savoir qu’il n’en sait rien du tout.
Acteur de la société civile d’Uvira, Freddy MUDEBA qui a souligné être entrain de vérifier l’authenticité du document et s’il est officiel, souligne qu’il s’agit d’un vrai et authentique. « Le document est authentique et ne demande en aucun cas aux FARDC et PNC de quitter Uvira, plutôt au Gouverneur de bien vouloir préparer l’arrivée de la délégation des experts de CNC et ALPC pour une mission qui leur est confiée. Donc l’information a été mal interprétée », nous a-t-il répondu.
Immaculée Bahati, une habitante d’Uvira à qui nous avons demandé d’observer le prétendu retrait, précise que « C’est faux, nous sommes avec les militaires et les policiers dans la ville », a-t-elle dit le 06 Février, la question lui a été reposée le 07 Février 2026, « Nos FARDC et PNC sont toujours avec nous, elles ne nous ont pas laissés cette fois-ci ».
Après un monotoring musclé sur tous les comptes officiels des FARDC et PNC ( Facebook, X , Instagram, Sites officiels ) et d’autres médias, aucune information sur une prétendue demande de retrait des FARDC et PNC dans la ville d’Uvira par le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires Coutumières de la RDC.
Départ ces vérifications menées par Congo Check, il n’a donc pas été question de demande de retrait des troupes FARDC et PNC de la Ville d’UVIRA, me télégramme du VPM de l’intérieur a juste été mal interprété par plusieurs internautes, ce qui a semé la confusion dans le compte des faits.
La désinformation reste une bombe atomique au sein des communautés qui la consomme d’autant plus qu’elle a beaucoup des conséquences, dont malheureusement l’opinion publique néglige. Il est donc conseiller de chaque fois vérifier une information auprès des sources crédibles avant de la diffuser ou la partager aux autres.


