Modeste Bahati Lukwebo avait démissionné de son poste de deuxième vice-président du sénat en République Démocratique du Congo le 18 mars 2026. La démission était intervenue sous une pression politique avant l’examen d’une pétition visant à le mettre dehors. Le professeur avait tenu des propos visant à conscientiser le secteur politique du pays sur le respect des textes. Le 19 mars, la page Facebook appelée « 100% auditeurs de la Radio Okapi » propage la nouvelle prétendant que l’homme politique congolais, autorité morale du parti politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) en sigle, est exilé. Congo Check a contacté l’afdc, le professeur Modeste Bahati Lukwebo est toujours en RDC. Il n’a pas quitté le pays après à une pression politique du pouvoir en place en son encontre.
Réactions des internautes
Un contenu qui a provoqué un débat houleux sur internet. Ceci s’explique par le fait que l’on peut y compter beaucoup de mentions j’aime et plusieurs commentaires. En analysant les réactions des internautes, la rédaction a constaté que le sujet intéresse énormément. Prenons l’exemple de Zouze Mutombo qui y croit en estimant que cela résulte du manque de soutien au président de la République Félix Antoine Tshisekedi «Ceux qui soutiennent Fatshi doivent le prouver, sans hypocrisie, comme notre patriarche Mboso Nkodia Pwanga » Papy Mulumba « Celui qui n’est pas avec nous est contre nous, bande des traîtres » Cedrick Mazula « Tout les traîtres vont fuir »
Tout savoir sur l’exile
Un exilé fait référence à une personne obligée d’abandonner le pays qui l’a vu naître ou son lieu de résidence habituel pour s’installer ailleurs. L’exil implique un déracinement forcé (politique, sécuritaire) vers un ailleurs, entraînant une séparation d’avec la patrie, la famille et la langue maternelle sans possibilité de revenir. La Convention de Genève de 1951 ratifiée par 145 pays relative au statut des réfugiés qualifie le réfugié comme toute personne craignant avec raison d’être persécutée du fait de ses opinions politiques, sa religion, sa race, sa nationalité ou son appartenance à un groupe social. Tout de même, la Déclaration universelle des droits de l’homme à son article 14 énonce que : devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile dans d’autres pays. Ceci pour réduire et lutter contre les cas d’apatridie dans le monde entier dont les chiffres sont exorbitants.
Résultats de la recherche
Dans l’objectif d’établir la véracité de cette publication, la rédaction a contacté un membre de la cellule de communication de l’afdc. Cette étape a permis d’échanger longuement avec lui pour acquérir beaucoup d’informations sur la position physique du sénateur. Bellarmin Byamungu a directement confirmé la présence au pays du professeur Modeste Bahati Lukwebo. « Le Sénateur Professeur Modeste BAHATI LUKWEBO est chez lui à la maison et ne se cache pas. Pas plus longtemps que dimanche passé, il était au Collège Boboto lors de l’élection du comité de l’Udezoka, Union de Développement de la Zone de Kabare vivant à Kinshasa où Me Elodie Muzigirwa était sortie présidente. Quelqu’un qui est en exil ne peut pas faire tout ça » confie-t-il
Congo Check ne s’est pas limité là-bas. Jeudi 16 avril, le professeur Bahati Lukwebo a été visible dans une activité de son parti politique dans la ville de Kinshasa. Le directoire national de l’afdc a tenu une réunion dans laquelle deux députés nationaux notamment Patrick Munyomo et Otto Bahizi ont été radiés de l’afdc. Ils ont été radiés pour le fait grave de rébellion contre leur parti politique. Bahati Lukwebo n’a pas été absent et surtout pas persécuté pour quitter le pays.
(Reportage)
En écoutant les informations sur différents médias, nationaux et internationaux, l’équipe de Congo Check n’a pas entendu le sujet sur l’exile de Modeste Bahati Lukwebo. Bien qu’il a présenté sa démission en mars dernier, le professeur avait déclaré être fidèle et loyal au président de la République Félix Antoine Tshisekedi et à leur plateforme Union Sacrée de Nation. La publication faisant état de sa fuite liée à ses opinions politiques sur les sujets sensibles du pays n’est qu’un mensonge qui ne doit pas être partagé.


