Factcheck : Fally Ipupa a déjà été certifié disque d’or par le SNEP

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Sur les réseaux sociaux, la polémique sur les disques d’or de Fally est revenue au-devant de la scène avec une publication affirmant que l’artiste congolais n’a jamais été certifié. Pourtant, le SNEP reconnaît au moins 4 certifications pour le Congolais dont deux pour ses propres chansons.

Sur la page Facebook « Le buzz 2.0 », l’affirmation a comptabilisé près de 100.000 impressions, 14.000 réactions et une trentaine de partages.

Malgré le succès de la publication, plusieurs internautes ont mis en doute la publication. « Tu es censé faire des recherches avant de publier des bêtises, tu veux faire le buzz sur les réseaux sociaux en publiant des sujets intéressants et non des mensonges », a commenté Moïse Cruz Zamunda, non sans ajouter des insultes.

Les recherches menées par Congo Check ont cependant permis de prouver le contraire. En tapant « Fally disque d’or » sur Google, nous avons pu retrouver des traces des certifications de Fally Ipupa. Dans un article publié en novembre 2017, la radio urbaine française NRJ confirmait un disque d’or de Fally Ipupa avec « Bad Boy ».

Nous avons par la suite consulté le palmarès du SNEP. L’organisation patronale reconnait bien les certifications or de Fally Ipupa pour Kiname et Bad boy. « Trouvez-la moi » de Dadju dans laquelle Fally Ipupa et Keblack est également disque d’or. Enfin, le tube « A Kinshasa » de Ninho en feat avec Fally Ipupa est « disque de platine » depuis avril 2020.

Selon le SNEP, un single est certifié « or » quand il atteint 15 millions d’équivalent streams, 30 millions pour le « platine » et 50 millions pour le « diamant ». Pour les albums, il faut 50.000 équivalent ventes pour être éligible à la certification « or », 100.000 : « platine », 200.000 : « double platine », 300.000 : « triple platine », 500.000 : « diamant » etc.

En RDC, la musique a une forte influence sur les populations qui sont prêtes à tout pour défendre leurs idoles. Cette publication a donné lieu à des insultes sur les réseaux sociaux et plusieurs internautes ont lancé des menaces à l’encontre de la page. Il était donc important de rétablir la vérité.

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