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Des fusils à pompe saisis au Nigéria en 2017 faussement présentés comme envoyé par la France au Rwanda via le Burkina Faso

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Une fausse rumeur, accompagnée par trois photos d’armes dans une cargaison, prétend qu’il s’agirait d’armes sophistiquées envoyées par la France pour déstabiliser le Congo via le Rwanda. Ces armes auraient été interceptées au Burkina Faso.

Quels sont les faits ?

Nous avons utilisé la recherche inversée d’images pour retrouver l’origine des photos. Et voici ce qu’avaient écrit nos confrères nigérians, dans un article du 30 janvier 2017 :

Les douanes nigérianes avaient intercepté 661 fusils à pompe en provenance de Chine, dissimulés sous des portes en acier et d’autres marchandises, qui entraient par le port de Lagos, a déclaré un responsable.

Le contrôleur général des douanes, Hameed Ali, a fait cette révélation lors d’un briefing avec les journalistes à Lagos.

M. Ali a déclaré que l’Unité des opérations fédérales, lors d’une patrouille, a intercepté un camion Mark immatriculé BUG 265 XG transportant un conteneur de 40 pieds portant le numéro PONU/825914/3 le long du Mile 2 Apapa Road, à Lagos.

L’agence de presse nigériane rapporte que la cargaison a été dédouanée au port de Lagos.

Le contrôleur général a déclaré que le camion a été immédiatement emmené dans les locaux de la FOU pour un examen physique et que 49 boîtes contenant 661 pièces de fusils à pompe dissimulées sous des portes en acier ont été révélées.

M. Ali a déclaré que les fusils étaient soumis à une interdiction absolue, ajoutant que leur importation était illégale.

« Une telle violation meurtrière de la loi est encore plus inacceptable compte tenu de la situation sécuritaire fragile dans certaines régions du pays.

« Trois suspects ont déjà été arrêtés en lien avec cette importation illégale », a déclaré le contrôleur général, cité par NAN.

Les suspects sont : Oscan Okafor (un importateur), Mahmud Haruna (un agent de dédouanement) et Sadique Mustapha (accompagnant l’envoi jusqu’à sa destination).

M. Ali a déclaré qu’initialement, la cargaison était censée provenir de Turquie, ajoutant qu’il y avait eu une confusion dans le document qui a finalement révélé que la cargaison provenait de Chine.

« L’enquête a déjà commencé et j’ai ordonné que le filet de pêche soit suffisamment large pour repêcher toutes les personnes impliquées dans l’importation et le dédouanement de la cargaison », a déclaré M. Ali, cité par NAN.

Il a déclaré que les agents des douanes impliqués dans le dédouanement des conteneurs étaient sous la garde du contrôleur Mahmud Haruna de la zone FOU « A ».

M. Ali a déclaré que cette saisie soulignait la détermination du service à faire respecter toutes les lois relatives à l’importation et à l’exportation de marchandises à destination et en provenance du pays, contribuant ainsi à l’économie, à la sécurité et au bien-être du pays.

Le contrôleur général a déclaré que la saisie était louable et représentait la nouvelle règle normale dans le service « où la plupart des officiers et des hommes veillent quotidiennement à ce que les illégalités ne soient pas laissées sans contrôle ».

Il a félicité le contrôleur en charge de la FOU ainsi que les officiers et les hommes qui ont participé à la saisie.

M. Ali a cependant exhorté les médias ainsi que les Nigérians importants à aider le service en lui fournissant des informations qui l’aideraient à s’acquitter de ses responsabilités statutaires dans l’intérêt du Nigéria.

Il a déclaré que la saisie serait remise à l’autorité compétente.

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