Aucune preuve n’atteste que Lambert Mende a appelé la justice à punir les auteurs du meurtre de Floribert Chebeya

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Sur le réseau social Facebook, une publication du 5 mars attribue les propos à l’ancien ministre de la communication et média, Lambert Mende selon lesquels il aurait appelé la justice à punir les auteurs du meurtre du défenseur des droits humains Floribert Chebeya et de son chauffeur.

« Depuis son investiture le président Felix ne cesse de nous rappeler qu’il rendra le Congo un Etat de droit. Nous serons convaincus que l’Etat de droit est bien là le jour que la justice punira les acteurs du meurtre de Chebeya et son chauffeur», écrit la page.

Lambert Mende déclare que nous savons tous qui a demandé qu'on tue floribert chebeya et son chauffeur fidèle…

Publiée par Jonathan Ngongo Wetshi sur Vendredi 5 mars 2021

Faux, Lambert Mende n’a pas dit cela. 

Dans les commentaires à cette publication, certains internautes ont exprimé de doute par rapport à l’authenticité de ces propos attribués à l’ancien porte-porte du gouvernement.

Congo Check a visité différents médias congolais pour vérifier si réellement ces propos émanaient de Lambert Mende et nul part, cette information a été retrouvée. 

Sur les réseaux sociaux des proches de Lambert Mende voire même des familiers de l’activiste des droits humains Floribert Chebeya et de son chauffeur, aucune information allant dans ce sens n’est provenue d’eux. 

Plus de dix ans après la mort de Floribert Chebeya, le patron de l’ONG de la Voix des Sans Voix  et de Fidèle Bazana, son chauffeur, d’anciens policiers congolais en fuite avaient il y’a quelques mois sur les antennes de la Radio France Internationale RFI témoigné et affirmé qu’ils étaient présents sur les lieux du crime à l’inspection générale de Kinshasa et accusé leurs supérieurs le major Christian Ngoy (commandant, en 2010, du bataillon des Simbas, des anciens militaires considérés comme une troupe d’élite de la police congolaise,  en prison à Kinshasa depuis le mois de juillet dernier), le colonel Daniel Mukalay (inspecteur général à la division des Renseignements généraux et services spéciaux) et le général John Numbi d’être derrière ces crimes.

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