Attention, l’information sur l’interception d’une cargaison des munitions à Goma date de 2018

0
131

Depuis quelques heures, une information circule sur la toile selon laquelle une importante cargaison des munitions de guerre a été interceptée par les services de sécurité dans la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu le dimanche 02 mai dernier. Méfiez-vous, il s’agit d’une vieille information.

« Interception ce dimanche 02/05/2021 d’un véhicule avec une cargaison de munitions de guerre en partance pour Masisi […] », lit-on notamment sur la page Facebook dénommée Fusee Congo-Ingo avec des images montrant des munitions déchargées d’un camion de marque Fuso. La publication a été partagée 107 fois et généré une cinquantaine de réactions.

La même infox est aussi largement partagée dans des forums de la messagerie WhatsApp et sur d’autres pages Facebook, des internautes tentent aussi de lier l’information à l’État de siège annoncée pour bientôt au Nord-Kivu et en Ituri par le président Tshisekedi.

Plusieurs autres internautes en commentaires, félicitent les services de sécurité pour cette action.

Une vieille information de 2018 ramenée faussement à 2021

Après vérification, Congo Check constate que ce 02 mai 2021, aucune cargaison de munitions n’a été interceptée par les services de sécurité à Goma. Il s’agit d’une nouvelle qui date d’il y a exactement 3 ans, soit le 02 mai 2018.

« C’est une information qui date de 2018. J’étais là pour le reportage. », témoigne à Congo Check, le journaliste Patrick Syaluha qui avait diffusé son reportage en 2018 sur cette interception. Voici deux des photos en question :

« C’est faux. Nous, nous n’avons pas cette information-là, demandez aux gens qui ont mis ça sur la toile. », dément à son tour le major Guillaume Ndjike, porte-parole de l’armée au Nord-Kivu, joint par Congo Check.

Quant à ceux qui lient cette vieille information à l’État de siège décrété par le président de la République, il convient de préciser que cette décision n’est pas encore mise en application étant donné que l’ordonnance présidentielle qui devra la mettre en vigueur n’est pas encore publiée par le cabinet du chef de l’État.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here