Vrai, une « super-gonorrhée » pourrait apparaître à cause du covid-19, selon l’OMS

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Une information circulant sur Facebook affirme que le coronavirus pourrait favoriser les cas de gonorrhée. Cette affirmation est vraie. Congo Check, dans son partenariat avec Facebook, détecte des articles qui tendraient vers des infox, ceux viraux ou encore ceux qui sont en lien avec le coronavirus. C’est dans ce cadre que notre rédaction tient à confirmer cette information.

Origine de l’information : Une exclusivité de The Sun

Dans notre file d’articles, l’information date du 29 décembre, publiée par le site Maxi-science, même si son apparition est récente. En effet, l’article a été lu 50 mille fois, rien que les dernières 24 heures.

En tapant les mots clés « gonorrhée et coronavirus », nous sommes arrivés à retrouver plusieurs articles des médias sérieux qui reportent cette information. Tous les médias citent le journal anglais The Sun, qui avait eu, en décembre 2020, une exclusivité avec un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé. Vous pouvez lire ici l’article en anglais.

L’OMS faisait un lien entre la forte utilisation de l’antibiotique Azythromycine, pour traiter le coronavirus, et la possibilité qu’une forte résistance apparaisse dans le traitement de la gonorrhée. LA prescription de cet antibiotique a plus que doublé en 2020.

La gonorrhée fait partie des maladies ultra intelligentes qui mutent régulièrement. Les traitements utilisés contre le Covid-19 favorisent sa mutation.

Sur BFM, un article du 05 janvier 2021 et cita The Sun, rapporte ce qui suit :

« …l’usage excessif des antibiotiques peut favoriser l’émergence d’une résistance de la gonorrhée » aux traitements. Or de nombreux antibiotiques ont été prescrits ces derniers mois pour traiter le coronavirus. »

En juin 2020, l’OMS alertait d’ailleurs sur les risques d’une surconsommation d’antibiotiques pendant la pandémie.

« La pandémie de Covid-19 a conduit à une augmentation de l’usage d’antibiotiques, ce qui conduira à terme à une plus haute résistance antibiotique, qui aura un impact sur le traitement des maladies et le nombre de morts, pendant la pandémie et au-delà », avait alors mis en garde le directeur général de l’agence onusienne Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Selon l’OMS, ce phénomène engendre une mutation « à haut niveau », « super résistante » de la bactérie, c’est-à-dire que celle-ci s’adapte constamment afin de résister toujours d’avantage aux traitements antibiotiques.

Le porte-parole interviewé par The Sun avait alors déclaré :

« Une telle situation peut favoriser l’émergence d’une résistance de la gonorrhée, y compris la gonorrhée-superbug (super-gonorrhée) », met donc en garde ce porte-parole de l’Organisation mondiale de la Santé, précisant que « les souches résistantes de la gonorrhée » constituent « un défi majeur dans la prévention et le contrôle des infections sexuellement transmissibles. »

Il souligne également que les services de dépistage des IST ont été perturbés par la pandémie : un grand nombre de cas n’ont ainsi pas pu être diagnostiqués correctement et un certain nombre de personnes ont été contraintes de « s’auto-diagnostiquer ».

Vous pouvez lire l’article ici

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