Des publications virales diffusées sur Facebook affirment que Claude Ibalanky aurait annoncé son retrait de l’AFC/M23 après avoir été empoisonné, évoquant également une série d’assassinats ciblés attribués au Rwanda. Ces messages, accompagnés d’un visuel portant la mention « Je quitte l’AFC M23 », circulent largement depuis plusieurs jours, sans toutefois s’appuyer sur des sources identifiables ou vérifiables.
En réalité, aucune source crédible ne confirme ces allégations. Approché par Congo Check, Claude Ibalanky a lui-même démenti ces informations, les qualifiant de « fake news sorties des laboratoires de la 10ème Rue », renvoyant vers ses « pages officielles ». Par ailleurs, aucun média reconnu en République démocratique du Congo ou à l’international n’a rapporté un quelconque retrait de celui qui a été désigné expert du mouvement rebelles aux récents pourparles de Montreux en Suisse avec le gouvernement congolais.
La diffusion de cette rumeur intervient dans un contexte politique sensible. Début 2026, Claude Ibalanky, ancien diplomate et ex-envoyé spécial du président Félix Tshisekedi, a été aperçu à Goma aux côtés de responsables de l’AFC/M23, une rébellion active dans l’est de la RDC. Cette présence a été rapportée par plusieurs médias et a suscité de vives réactions sur la scène politique congolaise. Toutefois, Ibalanky avait alors nuancé sa position, expliquant s’inscrire dans une logique de contact et de dialogue, sans confirmer explicitement une adhésion formelle au mouvement.
Ce rapprochement lui a néanmoins valu des critiques et des conséquences politiques, notamment son exclusion de son regroupement politique. Quelques jours plus tard, son nom est apparu dans la liste de la délegation de l’AFC/M23 pour les pourparlers de Montreux en qualité d’expert.


