Faux, la France n’a pas exigé la libération de Willy Bakonga

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Publiée par l’internaute Deo Safari, une annonce affirme que la France a exigé la libération de son ressortissant Willy Bakonga, Willy Bakonga, l’ancien ministre de l’Éducation primaire, secondaire et technique de RDC, arrêté le 20 avril à Brazzaville. Attention, Willy Bakonga n’est pas un ressortissant français. La France n’a pas exigé sa libération non plus. 

« La France exige la libération de son ressortissant Willy Bakonga Willima et l’attend en France sain et sauf, avec ses 2 millions USD », a écrit Deo Safari. L’infox a généré une dizaine de commentaires et 36 mentions j’aime.

La France exige la libération de son ressortissant Willy Bakonga Willima et l’attend en France sain et sauf, avec ses 2 millions USD.🤣

Publiée par Deo Safari sur Mercredi 21 avril 2021

Willy Bakonga, un Congolais et non un Français 

Contrairement à ce qu’affirme l’infox, Willy Bakonga n’est pas un ressortissant français mais plutôt un ressortissant congolais, c’est l’ancien ministre de l’Éducation primaire, secondaire et technique de RDC. La nationalité congolaise étant une et exclusive, elle ne peut être détenue concurremment des autres nationalités. Ceci est écrit au dixième article de la constitution de la République Démocratique du Congo. Si Willy Bakonga était un ressortissant français, il n’aurait pas occupé le poste de ministre de l’EPST lors du gouvernement de Sylvestre Ilunkamba déchu en janvier 2021.

Willy Bakonga, récemment arrêté à Brazzaville

L’ancien ministre, transfuge du parti de Kabila rallié à l’Union sacrée, a été arrêté à Brazzaville. Convoqué par la justice à Kinshasa, il avait refusé de répondre aux questions du Parquet et pris la fuite, non sans avoir tenté des négociations de la dernière chance avec des membres de la majorité.

Le 16 avril, Willy Bakonga avait été sommé de venir s’expliquer devant la justice à Kinshasa. Le parquet général près la Cour de cassation voulait l’entendre « sur des faits à lui imputés » (dont la nature n’était pas précisée), et l’informait qu’en cas de refus, il n’hésiterait pas à l’y contraindre

L’ancien ministre de l’Éducation primaire, secondaire et technique de RDC a été arrêté, le 20 avril, alors qu’il venait d’embarquer à bord d’un vol régulier d’Air France à destination de Paris. Les autorités congolaises attendent son extradition à Kinshasa où il sera jugé.

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