Depuis l’intensification des bombardements menés par les FARDC sur certaines positions de l’AFC-M23, les réseaux sociaux sont envahis par de nombreuses fausses informations concernant la situation sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
C’est dans ce contexte que depuis quelques jours, plusieurs publications ont affirmé que les Wazalendo auraient réussi à déloger les combattants du M23 et à reprendre la cité stratégique de Rubaya, riche en minerais.
Méfiez-vous, cette rumeur est fausse. Après vérification de Congo Check, Rubaya demeure sous le contrôle de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC-M23).
« Les résistants de l’auto-défense Maï-Maï dit Wazalendo ont pris le contrôle de la cité minière de Rubaya. Ce vendredi 24 octobre, les Wazalendo ont pris le contrôle de Rubaya, localité stratégique située dans le territoire de Masisi/Nord-kivu… »
Sur Facebook notamment, des comptes et pages ont partagé la rumeur sans fournir la moindre preuve, contribuant à sa propagation rapide. Pourtant, aucune source officielle ou médiatique crédible n’a annoncé un tel changement de contrôle. Même les sources locales ont rejeté cette rumeur.
Les sources à Rubaya démentent
Afin d’évaluer la véracité de cette information, Congo Check a contacté plusieurs sources locales à Rubaya, situé dans le territoire de Masisi.
Un journaliste basé à Rubaya a d’emblée démenti l’information : « C’est faux chère confrère », nous a-t-il répondu
Un notable de Masisi, résident à Rubaya, a lui aussi rejeté la rumeur, la qualifiant de « mensonge ».
En parallèle, un monitoring approfondi des médias nationaux et internationaux a été effectué par l’équipe de Congo Check. Mais aucun n’a rapporté la moindre information évoquant une reprise de Rubaya par les Wazalendo.
Le gouvernement congolais ne s’est pas non plus exprimé sur un tel fait, ce qui confirme qu’il n’a jamais eu lieu.
Toutes les sources consultées par Congo Check attestent que Rubaya reste sous contrôle du M23/AFC. La rumeur diffusée sur les réseaux sociaux ne s’appuie sur aucun élément factuel et relève clairement de la désinformation visant à manipuler l’opinion autour du conflit au Nord-Kivu.


