Aucune preuve n’atteste que Jeanine Mabunda avait menacé de destituer Tshisekedi au sujet des émoluments de députés

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Une publication du 14 juin 2020 sur la page Facebook « Kin One-New » affirme que Jeanine Mabunda ancienne présidente de l’assemblée nationale de la RDC avait menacé qu’elle va destituer Felix Tshisekedi, président de la RDC s’il n’accepte pas de revoir à la hausse les émoluments des députes Congolais. Ayant générée plus 83 réactions, la population soutient que Mabunda a ordonné à l’Etat Congolais d’ajouter un surplus de 2000 aux émoluments des députes Congolais.   

« Urgent ! Urgent ! Jeanine Mabunda menace de destituer Felix Tshisekedi au cas où sa volonté d’ajouter 2000$ aux salaires des députés n’est pas exécutée. Mabunda : À monsieur Félix Tshisekedi, ceci pourra vous choquer mais je me permet de le dire quand même, j’ai ordonné à l’Etat d’ajouter un surplus de 2000 USD à chaque salaire de nos députés afin que le pays avance ainsi de leur permettre d’aider le peuple congolais avec toute sincérité et de devenir incorruptibles, il y a eu des bruits par-ci par-là, juste parce que j’ai pensé au bien être des représentants du peuple congolais, je dis ceci pour finir, cher Tshisekedi, de votre part, toute tentative d’opposition à mon ordre vous coûtera votre pouvoir, vous serez destitué si vous osez vous opposer à mon ordre, je veux que ce message soit partagé. Source : www.kin-onenews.cd/1287638976.html », lit-on sur Kin One-New. 

 Réactions des internautes

Nous avons parcouru les commentaires des internautes, ici, certains ont cru à l’infox et se sont tourné contre Jeanine Mabunda. 

« Il paraît que MABUNDA est malade mentale moi en tant que fils majeur de ce pays je demande au chef de l’État congolais de dissoudre le parlement puisque ces deux institutions ne travaillent pas pour les intérêts du peuple congolais », commente Bien Aime Bernard Restauré.

« À mon avis j’ose croire que cette proposition de MABUNDa serait plutôt le contraire, ce sont eux qui vont pleurer quand on va dissoudre leur ONG, mais le mal en est que FATSHI n’est pas très attentif », note pour sa part Anicet Bapeli. 

D’autres n’ont pas cru à l’information. C’est le cas de Fernand Muanandjibu qui pense qu’il s’agit bien d’une fausse information. 

Vous les députés de Facebook, ici nous ne sommes pas au parlement où vous devez accepter toutes les informations mensongères et où vous êtes pour ou contre! Est-ce que ce qui dit votre président d’assemblé Facebookeur la est vrai »? S’interroge l’internaute. 

Congo Check, dans ses vérifications a contacté Jeanine Mabunda pour comprendre le contour de cette information. Nous avons par la suite contacté Célestin Musao Mbuyu ancien rapporteur du Bureau de l’Assemblée nationale. Ces sources nient les faits. 

 Jeanine Mabunda rejette ces propos 

Contacté, Jeanine Mabunda, ancienne présidente de l’assemblée nationale, celle-ci rejette ces propos les jugeant de « non Essentiels » 

« Vous êtes un media de vérification, vérifier où, quand et à quelle occasion j’avais tenu ces propos. Je ne peux rien de plus vous dire. C’est de la blague de Facebook », répond à Congo Check Jeanine Mabunda.

Blague

C’est Célestin Musao Mbuyu qui était rapporteur de l’assemblée nationale à cette époque, il dit n’avoir jamais entendu ces propos. 

« Je ne pense pas qu’il faut vraiment y apporter intérêt, c’est un sujet auquel je ne peux pas perdre mon temps. Poses la question à l’auteur, qu’il vous parle des circonstances dans lesquelles ces propos avaient été lancés car depuis que j’étais rapporteur de l’assemblée nationale je n’avais jamais entendu parler de ces bêtises. C’est de la blague », précise à Congo Check l’ancien rapporteur de l’assemblée nationale. 

En octobre 2020, les députés nationaux avaient majoritairement voté en faveur de la destitution de Jeanine Mabunda à la tête de l’Assemblée nationale congolaise. Cette destitution avait marqué la toute première victoire de Félix Tshisekedi, qui avait annoncé la rupture de l’alliance qui le liait à son prédécesseur, Joseph Kabila. La même destitution avait marqué le début de la crise politique au pays liée à la rupture de la coalition FCC-CACH. 

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