Attention à ces propos faussement attribués à Mike Yeadon, l’ancien vice-président de Pfizer

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Depuis maintenant deux jours, plusieurs publications sur Facebook et des messages sur WhatsApp confèrent à Mike Yeadon des propos où il aurait déclaré qu’il était trop tard pour sauver toute personne ayant reçu un vaccin contre la Covid-19 car quiconque qui s’est vacciné contre le coronavirus mourra dans les 2 ans qui suivent. Tout en exhortant ceux qui n’ont pas encore reçu l’injection du composé mortel de se battre pour la continuité des êtres humains et pour la vie de leurs enfants. Il demande aux gens de ne pas recevoir tout vaccin contre la covid-19. Attention, il s’agit d’une fausse information. Mike Yeadon, n’a jamais dit cela. Ces propos lui ont été faussement attribués.

« Mike Yeadon, l’ancien scientifique en chef de Pfizer, a déclaré qu’il était trop tard pour sauver quiconque a été injecté avec un vaccin Covid-19. Il exhorte ceux qui n’ont pas encore reçu l’injection du composé mortel à se battre pour la continuité des êtres humains et pour la vie de leurs enfants. L’immunologiste de renommée mondiale poursuit en décrivant le processus qui, selon lui, tuera la grande majorité des personnes qui sont maintenant en vie. Immédiatement après avoir reçu la première injection, environ 0,8% des personnes décèdent dans les deux semaines. Les survivants ont une espérance de vie moyenne de 2 ans, mais l’espérance de vie diminue à chaque injection de rappel. Des vaccins complémentaires sont en cours de développement pour provoquer la dégradation d’organes spécifiques, tels que le cœur, les poumons et le cerveau. Ayant été intimement familier avec le fonctionnement et les objectifs de recherche et développement du géant pharmaceutique Pfizer pendant deux décennies, le professeur Yeadon affirme que le but ultime du régime de vaccination actuellement administré ne peut être qu’un événement de dépopulation de masse, ce qui provoquera le look combiné de toutes les guerres mondiales. comme une production de Mickey Mouse. Des milliards sont déjà condamnés à une mort certaine, immuable et atroce. Chaque personne qui a reçu l’injection mourra sûrement prématurément, et 3 ans est une estimation généreuse de combien de temps ils peuvent espérer rester en vie », a lancé Infoplusdrc Drc sur sa page Facebook.

🔴Mike Yeadon, ancien scientifique en chef de Pfizer, a déclaré qu'il était trop tard pour sauver quiconque a été injecté…

Publiée par Infoplusdrc Drc sur Lundi 26 avril 2021

Une fausse information taclée par nos confrères de la RTBF

Dans la vérication de cette information, Congo Check, le premier média spécialisé dans la vérication de faits en République Démocratique du Congo a juste tapé dans le moteur de recherche Google le nom de Mike Yeadon. La première page web qui s’est affichée est liée à un article de factcheking de nos confrères de la La Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF) dont nous partageons ici quelques lignes :

Aucune preuve qu’un ancien vice-président de Pfizer ait déclaré que les personnes vaccinées mourraient dans les deux ans

Des déclarations faussement attribuées à Michael Yaedon

Ce n’est pas la première fois que le nom de Michael Yaedon apparaît dans des publications « coronasceptiques », « anti-vaccins » ou à tendance complotiste.

En décembre dernier, plusieurs médecins et scientifiques, dont Michael Yeadon, lancent une pétition demandant la suspension des études sur les vaccins contre le Covid-19. L’un de leurs arguments : puisqu’une protéine essentielle pour la formation du placenta ressemble à celle du SRAS-CoV-2, les médecins évoquent la possibilité que ces anticorps s’attaquent également à la protéine du placenta, rendant ainsi les femmes infertiles. Comme l’indiquent nos confrères de Radio Canada, il n’en faut pas moins pour que ce qui est évoqué par ces scientifiques « rassuristes » comme « une possibilité », devienne « un fait » dans de nombreux articles peu fiables relayés sur les réseaux.

La supposition sans preuve scientifique s’est répandue comme une traînée de poudre et a fait tache d’huile. La conviction que la vaccination contre le coronavirus engendrerait l’infertilité est d’ailleurs largement partagée (13% des non-vaccinés aux États-Unis, selon une étude) et engendre énormément de méfiance parmi la population, notamment en Belgique.

Aucune raison de penser que le vaccin pose des problèmes de fertilité

Pourtant, si on ne peut affirmer hors de tout doute que le vaccin de Pfizer-BioNTech ne provoque pas l’infertilité chez les femmes, parce que ses effets à long terme ne sont pas encore connus, il n’existe aucune preuve scientifique soutenant la thèse de l’infertilité causée par ce vaccin. Plusieurs experts estiment d’ailleurs que cette assertion est hautement improbable, voire presque impossible.

S’il est vrai que la protéine essentielle pour la formation du placenta (la syncitine-1) partage des séquences d’acides aminés avec celle du SRAS-CoV-2 (moins de 1%) contre laquelle nous immunise le vaccin, à savoir la protéine « Spike », il n’en reste pas moins que ces protéines sont différentes et que les anticorps créés par le vaccin ne devraient pas les confondre.

Par ailleurs, les personnes infectées par le virus Covid-19 ont toutes produit des anticorps contre cette protéine « Spike » sans que cela ne suggère un problème de fertilité. Il n’y a donc aucune raison de penser que cela se produise avec le vaccin, comme l’explique une virologue française qui fait du fact checking sur Instagram.

Qui est Mike Yeadon ?

Mais ce n’est pas un hasard si les propos de l’ancien de chez Pfizer ont été déformés. Ces derniers mois, l’ancien employé du géant pharmaceutique américain s’est fait remarquer par des déclarations chocs sur la pandémie actuelle et les « coronasceptiques », « antivaccins » et les réseaux à tendance complotiste tentent d’exploiter l’image de cet homme de science, proche de l’industrie pharmaceutique.

Une enquête approfondie menée par des journalistes de l’agence de presse Reuters s’est intéressée à ce personnage devenu controversé et a analysé des milliers de ses Tweets.

Publié en mars dernier, l’article nous apprend que Michael (Mike) Yaedon a 60 ans et qu’il est un ancien vice-président de Pfizer, où il a passé 16 ans en tant que chercheur sur les allergies et les voies respiratoires. Yeadon n’était pas le « scientifique en chef » de Pfizer, comme le dit le message partagé sur les réseaux mais il était bien vice-président.

L’homme perd son poste dans la société pharmaceutique américaine en 2011 et cofonde une entreprise de biotechnologie que le fabricant suisse de médicaments Novartis achète alors pour au moins 325 millions de dollars en 2017.

Vous pouvez lire cet article de la RTBF en intégralité en cliquant ici :

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