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Scène d’amour interdit entre une fille et son beau-père, le scandale qui n’a jamais eu lieu

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Une vidéo sensationnelle fait le tour des réseaux sociaux et enflamme la toile. On y voit un jeune homme qui, selon le récit, surprend son père en compagnie de sa petite amie dans un hôtel. L’histoire, présentée comme un fait divers scandaleux, choque et se propage à la vitesse de l’éclair, alimentant les conversations et les commentaires indignés. Pour beaucoup, il s’agit de la preuve absolue d’une société en déclin, un manque de moralité qui les heurte profondément. Pourtant, la scène est fictive.

« Kinshasa scandale : L’histoire qui secoue la capitale. Un jeune homme, en allant récupérer un ami à l’hôtel, tombe nez à nez avec… son propre père, installé confortablement avec la petite amie de son fils », lit-on sur des publications largement partagées dans les réseaux sociaux.

Face à l’émoi général, Congo Check a entrepris d’authentifier la séquence après avoir remarqué la présence étrange d’un trépied pour caméra à l’arrière-plan de la scène. Très vite, l’évidence s’est imposée. Ce prétendu « scandale » n’en est pas un. Il s’agit plutôt d’un tournage pour une série télévisée. Les « protagonistes » de l’histoire, l’homme et la femme filmés, ont été identifiés. Il s’agissait des acteurs Elco Ngoie et Auréline Tshiamala.

Dorcia, une actrice contactée après que nos équipes ont pu retracer l’identité de l’homme sur la vidéo, a confirmé que la scène n’a rien d’un fait divers choquant. « C’est au cours d’un tournage. Le rendu peut être vu dans l’épisode 10 de la série ‘Mon ex toxique’ », a-t-elle recadré.

Congo Check a pu visualiser la séquence alors que la vidéo est disponible sur chaîne YouTube « Cinarc TV ». Toutefois, nous n’avons tenté en vain d’approcher les deux acteurs sur la scène pour avoir leur ressenti face à ce bad-buzz.

L’histoire, sortie de son contexte et partagée sans vérification, a été utilisée par des pages pour générer du « buzz » et gagner en visibilité. La recette est simple : prendre une scène de fiction forte en émotion, la présenter comme une réalité, et laisser l’indignation faire le reste. Il s’agit d’une tactique courante utilisée par les désinformateurs pour capter l’attention et monétiser le sensationnel.

Au-delà de l’anecdote, cette affaire met en lumière une réalité dangereuse de notre ère numérique. Les histoires qui jouent sur les émotions, qui choquent ou qui indignent, se propagent plus vite que les faits. Le faux « scandale » de Kinshasa a heurté les mœurs d’une partie de la population, prouvant à quel point une fausse information peut avoir un impact réel sur les esprits.

Pour une citoyenneté numérique responsable, il est important de vérifier l’authenticité d’un contenu, sa source, son auteur mais aussi les éventuelles motivations avant tout partage.

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