En République démocratique du Congo, une décision a été annoncée pour imposer l’affichage de l’effigie du président Tshisekedi dans tous les salles de classe des institutions scolaires du pays. Une mesure qui a provoqué de vives réactions dans l’opinion publique. C’est dans ce contexte qu’une nouvelle rumeur s’est propagée sur les réseaux sociaux. Selon des messages largement partagés, Jean Thierry Monsenepwo, cadre de l’Union Sacrée, aurait suggéré d’aller plus loin : rendre obligatoire la présence de l’effigie du président dans chaque maison congolaise, en menaçant de qualifier d’« ennemis de la patrie » ceux qui refuseraient. Après vérifications, l’annonce est fausse.
Sur Internet, cette prétendue proposition, aux accents autoritaires, a aussitôt attiré l’attention et suscité des débats en ligne. Pourtant, aucune trace d’un discours ou d’une intervention publique de Thierry Monsenepwo ne confirme ces propos. Approché, Monsenepwo a balayé cette rumeur, dénonçant une manipulation. « Cette campagne est orchestrée par les ennemis de la République pour salir mon image et me pousser à abandonner mon combat. Je reste déterminé à défendre les intérêts de la Patrie et à soutenir le Président Félix Tshisekedi », a-t-il affirmé.
Le monitoring mené dans les médias n’a pas non plus permis de retrouver les traces de cette déclaration. De son côté, l’internaute André Kabole, qui a été l’un des premiers à diffuser cette désinformation, a expliqué l’avoir « piqué sur internet », précisant ne pas savoir « si c’est vrai ou faux ». Congo Check a également approché Cédric Beya, journaliste qui couvre habituellement les activités e Monsenepwo. « Non, il n’a pas dit ça, sinon on l’aurait su en tant que média partenaire », a-t-il répondu.
La désinformation s’appuie parfois sur un contexte réel dans le but de détourner l’actualité pour alimenter la polémique.


