Depuis quelques heures, des publications sur les réseaux sociaux affirment avec enthousiasme que la République démocratique du Congo serait qualifiée pour la Coupe du monde 2026, en remplacement du Sénégal, disqualifié suite aux événements survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 qu’il a remporté devant le Maroc. Cette affirmation n’est pas prouvée.
Contrairement à ce qui est avancé, les Lions de la Terranga n’ont pas été disqualifiés de la compétition. Au 24 janvier, l’équipe nationale du Sénégal figure toujours sur la liste officielle des 42 nations déjà qualifiées. Les six places restantes seront distribuées en mars prochain au terme des barrages auxquels la RDC prendra part. Deuxième de son groupe derrière le Sénégal, l’équipe nationale congolaise a remporté les barrages africains en novembre 2025.
L’idée que le Sénégal serait disqualifié de la Coupe du monde est clairement incorrecte alors qu’elle s’appuie sur la probabilité des sanctions contre les champions d’Afrique pour les incidents enregistrés le 18 janvier à Rabat en finale de la CAN. La rencontre, remportée par le Sénégal (1‑0) après prolongation, a été marqué par des scènes de chaos et des protestations. Des joueurs sénégalais ont quitté brièvement le terrain, ce qui a suscité des critiques et des discussions sur d’éventuelles sanctions. Cependant, aucune sanction officielle n’a été annoncée par la CAF ou la FIFA, et le Sénégal conserve pour l’instant son titre de champion d’Afrique. Contacté à ce sujet, le journaliste Jolga Luvundisakio qui a couvert la CAN a réfuté toute éventualité de disqualification.
« Pourquoi ils devraient être disqualifiés ? C’est faux tout ça », a-t-il expliqué à Congo Check. Selon les règles de la Confédération africaine de football (CAF), quitter volontairement le terrain pendant un match peut entraîner des sanctions disciplinaires, pouvant aller jusqu’à la perte du match dans certaines circonstances. Néanmoins, ces sanctions doivent être décidées par les instances officielles après examen du cas. A ce jour, aucun communiqué officiel n’indique des sanctions après ces incidents.


