Une rumeur circulant récemment affirme qu’Honorine Porsche aurait déjà été condamnée à la peine de perpétuité. Ce message, qui s’accompagne des photos générées à l’aide de l’intelligence artificielle, est trompeur. À ce stade, elle n’a pas encore été condamnée à la prison à vie, bien que le parquet militaire l’ait requise.
Honorine Porsche, une ressortissante allemande d’origine congolaise, est mise en cause dans le cadre d’un braquage d’une agence Rawbank à la Place Victoire (Kinshasa) le 16 octobre 2025. Elle est jugée devant un tribunal militaire pour “association des malfaiteurs” entre autres. Depuis quelques jours, alors que l’affaire a été prise en délibéré, des publications annoncent sa condamnation.
Les vérifications faites par Congo Check ont permis d’établir que la désinformation résulte de la confusion entre le verdict et le réquisitoire du ministère public. Mardi 18 novembre, le Parquet militaire a bien requis la peine de servitude pénale à perpétuité à son encontre, ce qui équivaut, dans le système congolais, à une peine de prison à vie particulièrement lourde.
Cependant, aucun verdict la condamnant n’a été rendu pour le moment. Toutefois, elle est détenue de manière préventive à la Prison centrale de Makala, comme l’a confirmé son avocat au téléphone de Congo Check. « Elle a été transférée à Makala pour son procès, le verdict est attendue pour ce mercredi (26 novembre, NDLR) », a expliqué Me Craig Kitambala.
Des images générées à l’aide de l’IA
Pour donner du crédit à cette condamnation, des images générées ont été utilisées. Ces images, générées avec des outils de la dernière génération ont pu passer entre les mailles de plusieurs outils de détection comme Hive Moderation et Wasitai qui ont faussement conclu à des clichés authentiques. Ce résultat démontre que les outils ne sont pas toujours dignes de confiance alors que les clichés affichaient plusieurs indices d’intelligence artificielle. Ce qu’ont pu déceler les outils Reversely AI et Copy Leaks.

Cette divergence de résultats entre outils devrait inciter les vérificateurs des faits à ne pas vouer une confiance aveugle aux outils qui peuvent parfois induire en erreur.


