Depuis la fin de l’année 2025, la présence d’Elizaveta à Paris n’est plus seulement une rumeur, mais un fait documenté par plusieurs médias (dont The Moscow Times et le média ukrainien TSN).
Sur Instagram, une vidéo virale parle de la rencontre entre elle et un journaliste ukrainien :

- Son identité d’emprunt : Elle vivrait et étudierait à Paris sous le nom de Yelizaveta Rudnova (empruntant le patronyme d’Oleg Rudnov, un ami défunt de Poutine).
- Le paradoxe des galeries : Elle a été identifiée comme travaillant ou gérant des espaces culturels (comme la L Galerie dans le 20e arrondissement) qui exposent des artistes russes et ukrainiens ouvertement opposés à l’invasion de l’Ukraine.
- La confrontation de décembre 2025 : Un journaliste ukrainien, Dmytro Sviatnenko, l’a abordée à la sortie d’une galerie à Paris. Interrogée sur la guerre, elle a répondu : « Je suis vraiment désolée que cela se produise. Malheureusement, je ne suis pas responsable de cette situation. » Cette déclaration a fait le tour du monde, marquant une rare prise de parole, même indirecte, de sa part.
Les piliers de l’enquête (2020 – 2021)
Le récit que évoqué repose sur des fondations solides jetées par la presse d’investigation :
- L’enquête “Proekt” (2020) : Ce média russe a été le premier à révéler l’existence d’Elizaveta, soulignant sa ressemblance physique frappante avec Vladimir Poutine. Les journalistes ont également trouvé des documents mentionnant son patronyme “Vladimirovna” (fille de Vladimir).
- Les Pandora Papers (2021) : Ces fuites massives de documents financiers ont révélé que sa mère, Svetlana Krivonogikh, possédait un appartement de luxe à Monaco d’une valeur de 4 millions de dollars, acquis via une société offshore juste après la naissance de sa fille en 2003.
Svetlana Krivonogikh : de l’ombre à la fortune
L’ascension de Svetlana est souvent citée comme l’exemple type du capitalisme de connivence au Kremlin :
- Fortune soudaine : Ancienne employée de maison, elle est devenue actionnaire de la Banque Rossiya (surnommée la “banque des amis de Poutine”).
- Patrimoine : Sa fortune est estimée à environ 100 millions d’euros, incluant des parts dans des stations de ski et des centres culturels à Saint-Pétersbourg.
Un statut complexe en 2026
Bien que le Kremlin nie officiellement tout lien avec elle (Dmitri Peskov a déclaré en 2020 ne « jamais avoir entendu parler » de Svetlana), l’accumulation de preuves documentaires et les observations physiques à Paris rendent la dénégation de plus en plus difficile à maintenir.
Le fait qu’elle évolue aujourd’hui dans des milieux artistiques opposés à la politique de son père présumé crée un malaise profond, tant au sein de l’opposition russe (qui y voit une hypocrisie) que dans les cercles de sécurité russes, qui s’inquiètent de la vulnérabilité de ses proches à l’étranger.


