La Journée mondiale des pharmaciens, célébrée chaque année le 25 septembre, a été instaurée par la Fédération internationale pharmaceutique (FIP) en 2009 pour mettre en lumière le rôle essentiel des pharmaciens dans la santé publique.

Cette journée vise à sensibiliser le public à leur contribution, qui va bien au-delà de la simple dispensation de médicaments. Les pharmaciens sont des acteurs clés dans l’éducation thérapeutique, la prévention des maladies et la gestion des traitements. Le thème de 2025, par exemple, pourrait mettre l’accent sur l’innovation pharmaceutique, soulignant leur rôle dans l’adoption des nouvelles technologies comme la pharmacogénomique.
Le parcours pour devenir pharmacien
Devenir pharmacien exige un parcours rigoureux, alliant sciences, rigueur et engagement. En France, par exemple, les études de pharmacie durent entre six et neuf ans, selon la spécialisation choisie. Après le baccalauréat, les étudiants passent par une première année commune aux études de santé (PACES ou PASS), très sélective. Une fois admis en deuxième année, le cursus se divise en deux cycles : un cycle court (six ans) pour devenir pharmacien d’officine ou industriel, et un cycle long (neuf ans) pour les spécialités comme la pharmacie hospitalière ou la biologie médicale.
Les études combinent cours théoriques (pharmacologie, chimie, biologie), travaux pratiques et stages. Les étudiants apprennent à comprendre les mécanismes d’action des médicaments, à conseiller les patients et à collaborer avec d’autres professionnels de santé. Après l’obtention du diplôme d’État de docteur en pharmacie, certains choisissent de se spécialiser via un internat, tandis que d’autres intègrent directement le marché du travail.
Le métier demande des compétences variées : rigueur scientifique, sens de l’écoute et aptitude à communiquer. Les pharmaciens doivent aussi rester à jour face aux évolutions médicales, ce qui implique une formation continue. Leur rôle est d’autant plus crucial dans des contextes comme les pandémies, où ils guident les patients sur les vaccins et les traitements.
Anecdotes sur la découverte insolite de médicaments
L’histoire de la pharmacie est ponctuée de découvertes surprenantes. Prenez la pénicilline, découverte par Alexander Fleming en 1928. Alors qu’il étudiait des cultures bactériennes, il remarqua qu’une moisissure sur une de ses boîtes de Petri avait empêché la croissance des bactéries. Cette observation fortuite a conduit à l’identification de la pénicilline, révolutionnant le traitement des infections bactériennes et sauvant des millions de vies.
Une autre anecdote concerne le Viagra. Initialement développé par Pfizer dans les années 1990 pour traiter l’angine de poitrine, le médicament, alors appelé sildénafil, s’est révélé peu efficace pour cet usage. Cependant, les participants aux essais cliniques ont signalé un effet secondaire inattendu : une amélioration des érections. Cette observation a conduit à la réorientation du médicament vers le traitement de la dysfonction érectile, faisant du Viagra un succès mondial.Enfin, l’aspirine, dérivée de l’acide salicylique, tire ses origines de l’écorce de saule, utilisée depuis l’Antiquité pour soulager la douleur. C’est en 1897 que Felix Hoffmann, chez Bayer, a synthétisé une version stable, marquant le début de son utilisation massive comme analgésique et anti-inflammatoire.
Conclusion
La Journée mondiale des pharmaciens est une occasion de célébrer ces professionnels qui allient science et humanité. Leur formation exigeante et leur rôle central dans la santé en font des piliers du système médical. Les découvertes fortuites de médicaments comme la pénicilline ou le Viagra rappellent que la pharmacie est aussi un domaine d’innovation et de surprises, où une observation inattendue peut changer des vies.


