Depuis plusieurs jours, une annonce d’emploi attribuée à Kamoa Copper circule largement sur les réseaux sociaux. Le texte, qui promet plus de 700 postes à pourvoir pour un site présenté comme « Kakula North », énumère une longue liste de métiers allant de chauffeurs à ingénieurs des mines, en passant par soudeurs et opérateurs d’engins lourds. À la lecture, l’offre peut séduire : contrats à durée indéterminée, salaires motivants, hébergement et restauration sur site. Autant d’arguments susceptibles d’attirer de nombreux demandeurs d’emploi en République démocratique du Congo. Sauf qu’il s’agit d’une annonce non authentique avec des signes avant-coureur d’une arnaque en ligne.
En consultant les canaux de communication officiels de Kamoa Copper, aucun signe d’une telle campagne n’apparaît. Ni le site internet de l’entreprise, ni sa page Facebook, ni encore son portail dédié aux carrières ne mentionnent une opération de recrutement d’une telle ampleur. De plus, le terme « Kakula North » ne figure pas parmi les localisations habituellement utilisées par la société dans ses communications officielles.
Contacté, Kamoa Copper a démenti être émetteur de cette offre, ajoutant avoir déjà mis en garde contre ces « faux profils ». Dans une publication sur X, la société minière a rejeté l’authenticité du message viral et mis en garde contre les annonces frauduleuses qui exploitent son nom pour induire le public en erreur. L’entreprise rappelle que toutes ses offres d’emploi sont publiées exclusivement sur ses canaux officiels et par l’entremise de partenaires agréés tels que l’Office national de l’emploi (ONEM).
L’analyse de ces pages a également permis de constater qu’elles ne sont pas celles de l’entreprise. Congo Check a tenté de contacté une de ces pages via WhatsApp à travers les numéros affichés sur Facebook, mais celle-ci n’a pas répondu aux demandes de commentaires. Ce n’est pas la première fois que de fausses annonces circulent en ligne dans le secteur minier, un domaine qui attire l’attention par les opportunités qu’il peut offrir. Ces rumeurs prospèrent suite à la précarité et l’espoir de nombreux chercheurs d’emploi, et certaines d’entre elles peuvent cacher des arnaques financières, par exemple en réclamant des frais de dossier ou des paiements pour des uniformes.
Face à la prolifération de fausses offres et de contenus trompeurs sur internet, il est essentiel de développer un regard critique en vérifiant la source et en se méfiant des promesses trop belles. Les entreprises, en général, ne demandent jamais des paiements pour un processus de recrutement.


