Le 19 mars, un internaute a affirmé, via son compte Facebook, que le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, aurait été « démis de ses fonctions » à la suite d’un scandale lié à la finale controversée de la CAN 2025. Cette information est fausse et ne repose sur aucune donnée factuelle vérifiable.
Sur le site de la CAF, Motsepe est toujours présenté comme président de l’institution. Le 30 mars, la veille de l’annonce de cette prétendue mise à l’écart, il a animé une conférence de presse à l’occasion du départ du Secrétaire général. « Nous sommes extrêmement reconnaissants à Véron pour sa contribution au football africain et pour le travail qu’il a accompli pour le développement et la croissance de ce sport sur le continent. Nous lui rendrons ultérieurement un hommage approprié et organiserons une cérémonie pour exprimer notre gratitude à lui et à sa famille », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Cafonline.
Le 01er avril, soit au lendemain de la publication, il a salué la qualification de la RDC pour la Coupe du monde, via le site de la CAF. Le 2 avril, il a adressé une correspondance à la présidente du Conor de la FECOFA.
Réélu en 2025 pour un mandat de 4 ans, Patrice Motsepe a déjà été l’objet d’une désinformation annonçant sa prétendue démission. Or, selon les statuts de la CAF, toute décision affectant la gouvernance, notamment la fin du mandat du président, doit être formalisée et rendue publique par les instances compétentes (Comité exécutif ou Assemblée générale). Pour être démis de ses fonctions, le président de la CAF doit faire l’objet d’une procédure interne avalisée par les associations membres (fédérations des pays africains).


