À l’approche de la rentrée scolaire 2025-2026, la page Facebook “Caleb N Lola” a diffusé une information selon laquelle le gouvernement de Kinshasa a décidé d’interdire l’accès à l’école pour les enfants de l’Est sous direction du M23/AFC. Méfiez-vous de cette rumeur, elle est infondée. En réalité, le gouvernement congolais n’a pas restreint l’accès scolaire pour les enfants de l’Est, et les écoliers peuvent se rendent à l’école en toute tranquillité.
« Le gouvernement criminel de Kinshasa interdit aux enfants de l’est du Congo d’aller à l’école. » écrit cette page
Non, le gouvernement congolais n’a pas interdit aux enfants de l’Est de se rendre à l’école
Pour vérifier cette information, Congo Check a effectué le monitoring sur canaux de communication du ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, sans y trouver le moindre communiqué interdisant aux enfants des zones contrôlées par l’AfC/M23 de se rendre à l’école. Par contre, le ministère a annoncé le 2 septembre que tous les enfants pouvaient reprendre le chemin de l’école sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones sous occupation.
Lors d’un briefing, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ainsi que Raissa Malu, la ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, ont rassuré l’opinion publique en rappelant que la gratuité de l’enseignement primaire dans les zones occupées par le M23/AFc doit être de stricte application, conformément à la constitution qui garantit l’accès gratuit à l’éducation de base pour tous les citoyens.
Un communiqué de presse a également été émis par le ministère de l’Éducation et Nouvelle Citoyenneté en réponse à une rumeur concernant la suspension de la gratuité dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23. Ce communiqué a réaffirmé la gratuité de l’enseignement sur l’ensemble du pays et a condamné toute imposition de frais par l’AFC/M23 dans ces zones.
Après vérification, nous concluons que le gouvernement congolais n’a pas interdit aux enfants des zones contrôlées par l’AFC/M23 de se rendre à l’école, mais a plutôt insisté sur l’application stricte de la gratuité dans ces zones.


