La page Facebook intitulée “ Retenez-le ” a proposé une théorie sans fondement affirmant que la fellation réduit la taille du pénis. Cependant, après avoir consulté des médecins spécialistes en santé sexuelle et reproductive, et examiné des articles scientifiques, Congo Check contredit cette affirmation. Il est prouvé que la fellation n’a aucun effet négatif sur la taille du pénis.
« D’après une étude, la pipe réduit la taille du pénis. » lit-on cette théorie
De nombreuses pages sur Facebook ont largement relayé cette théorie sans évaluer sa validité.
Une théorie infondée
Pour vérifier l’authenticité de cette théorie stipulant que la pipe réduit la taille du pénis, Congo Check a contacté le docteur Généreux Shabukole, spécialiste en Santé Sexuelle et reproductive. interrogé à cette question, d’un ton stupéfiant il a répondu :
“ Cetre théorie est vraiment fausse ”
Quelles sont les conséquences négatives de la fellation ?
Poursuivant son investigation, Congo Check a mené des recherches supplémentaires sur Google pour déterminer les méfaits de la pipe et constater si la réduction du pénis fait partie de ces consequences. Dans la grande surprise, aucun média spécialisé en santé sexuelle n’approuve que la pipe diminue la taille du pénis.
Selon le média planète santé, la fellation sans préservatifcomporte des risques d’infections sexuellement transmissibles (IST) aux conséquences diverses selon les cas.
VIH et fellation
Comme le virus du VIH est présent dans le sperme, il peut dans de très rares cas se transmettre lors d’une fellation s’il y a éjaculation dans la bouche du partenaire. Ce risque est toutefois difficile à évaluer.
Papillomavirus
Les papillomavirus humains (HPV) représentent l’IST la plus fréquente dans la population et touchent aussi bien les hommes que les femmes. Cette infection comporte plusieurs types, qui peuvent provoquer des lésions au niveau des organes génitaux, de l’anus ou de la bouche. Si la plupart du temps la personne contaminée s’en débarrasse naturellement, les lésions peuvent parfois se transformer en tumeur bénigne (condylomes pour les deux sexes) ou maligne (cancer du col de l’utérus). Dans le cas d’un cancer ORL (oto-rhino-laryngologie) dont le HPV serait à l’origine, le taux de survie est de 80 à 90% avec une radio-chimiothérapie.
L’herpès
Les virus de la famille des herpès se répartissent en plusieurs catégories. Les deux plus courants sont l’herpès type 1 (HSV1) et l’herpès type 2 (HSV2). Le premier est souvent situé au niveau buccal tandis que le second touche principalement les zones génitales, bien qu’actuellement les deux types d’herpès soient retrouvés de façon homogène dans ces deux sites.
La pratique du sexe oral sans préservatif peut entraîner une infection par l’herpès de type 1 ou 2.
Hépatite B et C
Comme le virus de l’hépatite B est très contagieux, il est recommandé de se faire vacciner avant de s’engager dans une relation sexuelle, quelle qu’elle soit, avec une personne contaminée. D’après de nombreuses études, la transmission de l’hépatite C au cours d’une fellation sans préservatif n’est pas décrite.
Selon Santé Magazine, il n’y a pas de risque pour la personne qui reçoit une fellation mais pour celle qui donne. Ce média a listé d’autres formes d’IST qui peuvent attraper plus souvent les donneuses de la pipe entre autres :
• La gonorrhée : la bactérie Neisseria gonorrhoeae peut en effet amener une infection de la gorge lors de la pratique de la fellation.
• La chlamydia : cette infection de la gorge est possible après un contact oral avec les organes génitaux infectés.
• La syphilis « Cette infection causée par la bactérie Treponema pallidum fait son grand retour depuis quelques années » prévient le sexologue. « Il est possible de la contracter lors d’une fellation si l’un des partenaires est infecté. »
En conclusion, la théorie selon laquelle la fellation réduit la taille du pénis est infondée. Le sexe oral, bien qu’il puisse comporter des risques d’IST, ne diminue en rien la taille du pénis.


