En date du 20 septembre, Jacky Ndala, ancien journaliste, ex-coordonnateur national de la jeunesse du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, et président du Mouvement de Réveil et de Prise de Conscience (MRPC) a quitté la prison centrale de Makala après bénéficié d’une liberté provisoire. Aussitôt à il a été admis dans un hôpital dans un état critique. Sur Facebook, certaines ont diffusé une information prétendant que Jacky Ndala est décédé.
« C’est avec douleur que nous vous annonçons le décès de l’opposant congolais Jacky Ndala Mpoyi , décès survenue ce soir a l’hôpital Sanatorium de Kinshasa, lui qui etait détenu au centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa communément appelée Makala. » lit-on cette publication relayée dans le groupe “ RFI en RDC ”
Pour mettre un terme à cette rumeur, Jean-Pierre Menga, l’avocat de Jacky Ndala, a officiellement clarifié la situation, affirmant que son client est bel et bien vivant.
«C’est avec regret que nous découvrons de telles publications. Monsieur Ndala Jacky est vivant. Il n’est pas mort comme le prétendent certains, mais il est malade. Actuellement, il a été transféré à l’hôpital Sana, dans la commune de Selembao, non loin de la prison centrale de Makala où il était incarcéré. Jacky Ndala n’est pas mort. », a-t-il précisé.
Des preuves visuelles attestent de l’existence de Jacky Ndala
En poursuivant ses investigations, l’équipe de rédaction de Congo Check a rassemblé des éléments visuels qui montrent que Jacky Ndala est bien en vie. Mercredi Télé 50 a rapporté via son compte Twitter que Jacky Ndala avait reçu la visite de ses anciens collègues journalistes à l’hôpital. La délégation, dirigée par Jean-Marie Kassamba, président de l’UNPC Kinshasa, a apporté un soutien moral à l’ancien chroniqueur, alité à l’hôpital.

Jacky Ndala a également été visité par Kilosho Musemepanaficaniste Libéral, qui a partagé une photo de lui à l’hôpital, où les deux hommes se tiennent la main.

Condamné en 2024 à deux ans et six mois de servitude pénale pour propagation de faux bruits, Jacky Ndala vivait derrière les barreaux dans des conditions de plus en plus précaires. Son état de santé s’est nettement détérioré, ce qui a conduit à son transfert à l’hôpital Sanatorium, dans la commune de Selembao. Dans un message écrit depuis sa cellule, il avait exprimé qu’il vivait ses « derniers jours », un cri d’alerte qui avait profondément touché l’opinion publique. Le militant n’a jamais cessé de clamer son innocence. En 2024, il avait accusé l’Agence nationale de renseignement (ANR) de l’avoir soumis à des violences sexuelles lors de sa détention en 2021. Cependant, faute de preuves jugées suffisantes par la justice, ces accusations n’avaient pas été retenues et s’étaient retournées contre lui.


