Le 7 mars, un chargé de mission du président Tshisekedi a posté une vidéo montrant un officiel américain annonçant la visite prochaine du président congolais aux États-Unis. « Felix Tshisekedi sera en visite officielle aux USA. Il devra s’entretenir avec des hauts responsables américains pour tenter de tisser des partenariats stratégiques avec le pays de l’oncle Sam ». Pourtant, cette vidéo est ancienne.
Durant environ 1 minute et demi, l’officiel américain déclare en anglais : « La semaine prochaine, nous accueillerons le président de la RDC Félix Tshisekedi pour sa première visite officielle aux États-Unis, du 3 au 5 avril. Nous partageons l’intérêt du président Tshisekedi pour le développement d’un partenariat solide entre les USA et la RDC, et nous sommes déterminés à collaborer avec lui ».
Pour vérifier l’authenticité du contenu, nos équipes ont analysé ces propos de l’officiel dans un premier temps avant d’effectuer une recherche d’images inversées avec une capture de la vidéo pour identifier l’officiel américain. Dans ses propos, l’officiel évoque le nom de Mike Pompeo comme secrétaire d’État américain alors que ce dernier a quitté ce fauteuil depuis 2021.
Les résultats de la recherche d’images inversées ont permis de retrouver l’origine de cet extrait, tiré d’un briefing presse du 26 mars 2019.
L’extrait en circulation a notamment été retrouvé dans un tweet du journaliste Stanis Bujakera du 26 mars 2019.
#RDC: Félix Tshisekedi attendu aux USA du 3 au 5 avril prochain. Il va notamment, échanger avec @SecPompeo et quelques membres de l'administration @realDonaldTrump pic.twitter.com/fGNRgH4h7O
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) March 26, 2019
L’officiel sur la vidéo est Robert Palladino, à l’époque porte-parole adjoint du département d’État américain. Nos équipes ont également vérifié les déplacements du président Tshisekedi à la période de cette déclaration pour confirmer un voyage entre le 3 et le 5 avril 2019 aux USA. En 2025, le président Tshisekedi n’a pas été aux États-Unis alors qu’il a proposé un partenariat à l’administration Trump pour les minerais en échange d’un accord sécuritaire.