Depuis quelques jours, des publications circulant sur les réseaux sociaux, notamment via des pages et comptes congolais, affirment que la riposte de l’Iran contre Israël aurait entraîné la mort du ministre israélien de la Défense ainsi que de neuf hauts gradés de l’armée israélienne. Cependant, une vérification des informations disponibles montre que cette affirmation est fausse. Plusieurs déclarations publiques du ministre israélien de la Défense, Israel Katz, ont été rapportées par la presse internationale après le 13 mars, ce qui contredit directement la rumeur annonçant sa mort.
« La riposte de l’Iran en Israël : le ministre de la défense israélien tué, ainsi que 9 hauts gradés », a écrit un compte intitulé Jean-Luc Révolté Budiadia. Pour vérifier cette affirmation, Congo a d’abord identifier le nom du ministre israélien de la Défense. Depuis le 5 novembre 2024, le poste est occupé par Israël Katz, nommé pour succéder à Yoav Gallant, limogé par Benyamin Netanyahou.
Le samedi 14 mars (ici aussi), Israël Katz a animé une conférence de presse avec des responsables de l’armée à Tel-Aviv, à l’issue d’une réunion d’évaluation sécuritaire tenue au quartier général de la défense. Le 12 mars, il a salué, via son compte X, la décision judiciaire classant sans suite l’affaire impliquant des soldats israéliens déployés au Yémen.
Le 11 mars, Israël Katz a notamment déclaré que la campagne militaire menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran se poursuivrait “sans limite de temps” jusqu’à atteindre ses objectifs. Cette déclaration a été faite lors d’une réunion d’évaluation de la situation avec les commandants militaires israéliens, au moment où le conflit régional entrait dans une nouvelle phase d’escalade.
Ces interventions publiques démontrent que le ministre israélien de la Défense était vivant et en fonction, selon des informations recueillies au 14 mars et contrairement aux affirmations virales annonçant sa mort lors d’une riposte iranienne. Dans les conflits armés, les rumeurs sur la mort de dirigeants ou de hauts responsables militaires circulent fréquemment sur les réseaux sociaux, souvent sans confirmation de sources officielles ou de médias crédibles.


