Depuis quelques jours, une courte vidéo d’une scène de demande en mariage ratée a envahi les réseaux sociaux. Sur la séquence, un jeune homme agenouillé, une bague à la main, derrière une femme tenant un discours en anglais dans ce qui s’apparente à une salle de fête. Quelques secondes plus tard, elle se retourne pour constater l’homme à genoux et le gifle avant de s’éloigner de la scène. Sous la vidéo, une légende revient en boucle : « Non seulement sa demande de mariage a été rejetée, en plus elle l’a giflé en public ».
Sur les réseaux sociaux, la vidéo devenue virale a suscité à la fois indignation et doutes sur l’authenticité de la séquence. Sur Facebook, TikTok et X (ex-Twitter), des centaines de commentaires moquent ou condamnent l’attitude de la femme, présentée comme cruelle et humiliante. « C’est une mise en scène ou c’est vrai ? », a interrogé un internaute. D’autres ont plutôt évoque tant un « prank », tantôt une « blague ». Congo Check a pu remonter jusqu’aux protagonistes.
Une vidéo filmée au Nigéria
Après avoir identifié le filigrane d’un compte Tiktok, les équipes de Congo Check ont analysé le compte qui a publié la vidéo en premier. Brian Of Owerri, l’influenceur nigérian qui a posté la scène en premier a expliqué qu’elle est authentique et a été filmé dans la nuit du 1er au 2 novembre au Nigeria. Bryan of Owerri a également livré l’identité de deux protagonistes : King Wizzy Ben of Africa (un créateur de contenu nigérian) et Usnella.
« Je n’ai jamais voulu que cette vidéo soit en ligne. Elle m’a brisé », a regretté King Wizzy Ben of Africa, l’homme humilié sur la vidéo, approché par Congo Check alors que la vidéo a été filmée et mise en ligne par son ami. De son côté, l’actrice et productrice Usnella n’a pas répondu à nos messages. Sur Tiktok, elle s’est expliqué en évoquant les raisons de sa réaction. « Je n’étais pas prête (…) je me plains d’avoir réagi de manière épidermique, ce n’est pas mon style mais tout est de sa faute », a-t-elle écrit, dénonçant également les menaces subis via des messages privés.
Il apparaît donc que la scène n’était pas une fiction, mais bien un incident réel survenu au Nigeria. Les deux protagonistes, identifiés comme des créateurs de contenu, confirment l’authenticité de la vidéo, même si sa diffusion n’avait pas été souhaitée par l’homme concerné, rappelant combien les contenus personnels peuvent être rapidement détournés, sortis de leur cadre intime et livrés au jugement public.


