Plusieurs plateformes de vérification, dont Congo Check, ont démontré que cette créature est en réalité une « poupée d’art » (art doll) créée par une artiste russe connue sous le pseudonyme de Santani.

- Création artisanale : L’artiste utilise de la fourrure synthétique, de la pâte polymère et des armatures en plastique pour créer des créatures fantastiques uniques.
- Confusion virale : L’image a été extraite de son contexte artistique original pour être partagée sur les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp) avec des légendes sensationnalistes affirmant qu’il s’agirait d’un animal rare ou mystique.
Les récurrences des fausses découvertes d’animaux
Ce phénomène n’est pas isolé. Le web regorge d’images d’animaux « miraculeux » qui sont systématiquement démentis par les experts. Voici quelques exemples fréquents d’infox similaires :
- Le serpent à plusieurs têtes : Souvent des montages Photoshop grossiers utilisant la répétition d’une même tête sur un corps de python.
- Le lion noir : Il n’existe aucun lion mélanique (totalement noir) documenté par la science ; il s’agit presque toujours d’images de lions normaux dont les couleurs ont été inversées numériquement.
- Le loup de l’Himalaya bleu : Des photos de loups gris classiques dont la teinte a été modifiée par des filtres pour paraître surnaturelle.
Pourquoi ces infox fonctionnent-elles ?
La persistance de ces légendes urbaines repose sur plusieurs leviers psychologiques et techniques :
- Le goût pour le merveilleux : L’idée que la nature cache encore des monstres ou des créatures féeriques fascine et pousse au partage impulsif.
- La qualité du travail artistique : Des artistes comme Santani sont si doués que leurs sculptures semblent posséder une structure osseuse et un regard vivant, trompant facilement l’œil non averti sur de petites photos de basse résolution.
- L’absence de vérification : Les internautes partagent souvent l’image par émotion sans effectuer de recherche inversée d’image, ce qui permet à l’infox de traverser les frontières en quelques jours.
Conclusion
La « créature bleue » n’est ni un monstre, ni une espèce en voie de disparition, mais un témoignage du talent d’une sculptrice. En matière de biodiversité, la réalité est souvent plus impressionnante que la fiction, mais elle ne ressemble jamais à une peluche de boutique de décoration.


