l’Est de la République Démocratique du Congo est affectée par les conflits armés depuis plusieurs mois. Les affrontements et embuscades sont enregistrés dans des localités des provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu. Bien que la situation de guerre soit réelle, la désinformation naît et prend de l’ampleur en déséquilibrant la population locale. Le 29 Janvier, la page Facebook dénommée Alliance Fleuve Congo publie deux photos suivies d’une légende qui informe que ce sont des militaires de l’Armée Révolutionnaire du Congo, branche militaire de la plateforme Alliance Fleuve Congo et le mouvement du 23 mars qui auraient incendiés ce camion qui serait en train de ravitailler les positions des Forces Armées de la République Démocratique du Congo et leurs alliés Wazalendo. Toutefois, l’auteur n’a pas précisé l’endroit qui connaîtrait l’embuscade. Les résultats de la vérification des équipes de Congo Check n’ont pas confirmé les affirmations publiées dans ce post. Il est clair que ces images ont été tripotées à l’aide de la technologie et modifiées par intelligence artificielle dans le but de manipuler l’opinion publique.
Cette rumeur a été initialement partagée sur X anciennement appelé Twitter avant de devenir virale sur Facebook où plusieurs personnes n’ont pas hésité à y accorder un maximum d’attention.
En visitant les réactions des internautes dans les commentaires, le feedback est vif. Les internautes se sont exprimés. Parmi eux, certains ont cru et d’autres ont douté de l’authenticité de la publication. Dans l’ensemble, les différentes publications ont rassemblé beaucoup de réactions. Des mentions j’aime et des commentaires sont visibles.
Congo Check a introduit ces images dans les applications de vérification d’une recherche inversée d’images qui n’ont pas donné une trace qui montre leur origine. Un média de Burkina Faso illustre l’une de ces photos dans un article qui traite de l’attaque qui a eu lieu dans la province de Yamba. Aucune mention sur l’incendie d’un camion à l’Est de la RDC.
Les équipes ont visité les plateformes officielles de communication des Forces Armées Burundaises et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo pour voir si le communiqué dénonçant cette attaque a été publié mais en vain. Pourtant, si c’était le cas, une dénonciation serait visible sur ces canaux appropriés.
Vérification technique : des éléments de traitement par intelligence artificielle
Alors que c’est prouvé que cette information est fausse, l’équipe de Congo Check ne s’est pas limitée. Elle a procédé à une autre technique des contenus fictifs qui paraissent comme vrais dès la première vue en ligne. Premièrement, en regardant les deux photos, les équipes ont remarqué que malgré le fait que le véhicule prend feu, il s’observe la présence des quelques personnes qui sont calmes, ne s’inquiétant aucunement pas d’un incendie dont ils seraient victimes. La première photo montre également des matériels enfermés dans des sacs qui seraient facilement calcinées. Et la deuxième photo, Congo Check a constaté que le feu se limite juste à la partie du devant mais derrière sont visibles des militaires qui n’ont pas peur. Ces éléments observés prouvent que ce feu n’est pas authentique.

Cette étape a permis aux équipes de passer à la deuxième étape qui a été celle d’utilisation des applications de détection des contenus produits à l’aide d’intelligence artificielle. Hive moderation établit un score de 97% IA.

L’outil AI detector attribue 90% d’intelligence artificielle.


